27.09.2007

d'artifice


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Ceinturé, l’haleine pleine, je suffoque. à la croix, mesuré des alertes à la bombe, l’ombre est alerte où mon qui mieux l’mieux ou le vas-y toi d’abord s’en prend un coup. Alors je gratte mes ongles qui grattent le nombre des heures loin de, tombent de l’air et de la moue si bhou. J’hésite à rire, pas pour la rigolade ; aie ! mais ça me fait mal de rire. Un pote me donne du feu en pleine nuit, le cigare aux lèvres, c’était pas un cigare mais du meurtre aux dents. On en bave encore. Suis un brin maquillé couguar, sapien. Un bel œil vert et l’autre noir absent qui me voit de l’intérieur. Je n’ai pas faim. Si je pense à la bouffe je suis mort. Un exemple ... Je suis mort, pas d’exemples. Depuis quelques secondes j’entends des bruits autour de moi, pas trop près, pas trop loin, des bruits qui ne veulent rien dire, écoutons les... Ce sont des bruits bruts. Huummm... que la jungle est sévère. J’ai connu la goutte d’eau mais nenni fienté du Toucan. Il est une heure, et quel que soit l’heure, où il nous arrivera et toi aussi d’avoir à douter de repenser à tout cela, mais pour l’instant une chose te captive n’en parlons pas, là voilètre. L’air est saturé d’ambiances explosives et sur mon papier blanc, je n’écris qu’à travers du sang. Quand il ne s’agit pas de ma gamelle renversée sur les occupants, j’essaye de me tenir calé, quoique de guingois, sur une bombe, une grosse, une énorme bombe qui m’encombre mais qui a décidé de roupiller. Je grave deux trois mots sur ton corps et j’arrive. Ceinturé, l’haleine pleine, je suffoque.


Flûte : Christophe Gauthier. Bass : Ph Brunelli.
Voix : Scalpel. Guitare : J.-F. Kellner.

l'eau et le vin


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L'eau de l'avare, le pichet de rouge medium_cruche-10.jpg
Le tout dans un bar et l'eau devient rouge
L'eau dans le vin, le vin n'aime pas
Mais n'est-il qu'un ? L'eau ne le sait pas
Sans l'autre ni l'un, sise elle ni moi
Ni mensonge pas de foin, juste un petit doigt

Rouge sans goutte
Verre sans liquide
Exsangue langue sans route
Court chemin sans rapide
Il n'y a que moi quand la coupe lente
De nos lèvres, de nos lèvres au nid, tel une aile au lit, du soir

Litre de mélo
Salive citron sur le sel de tes lèvres
Voilà le doux bruitage du glaçon ramollo
Qui sur son corps fondu, laisse échapper sa sève
Sur ton sein de l'eau claire et transparente
Rivière de l'œil en émoi, un océan ridicule
Se glisse dans notre temps
Fille sans bulles
J'aime ton sang
Rose pourpre tant effeuillée
Rosée de miel qui vous vous cachez
Oreillers alités, torturés, cassés
Froissés, nos draps sont enlacés
Satin de peau frileusement rayé
Vos lèvres aspirent nos matins desséchés

Le vin clairet se tient debout
Ivre de ta moue
L'eau ridicule n'a plus de goût
Ni mes larmes sur tes joues
Chance des bouteilles, chant des bouteilles chant chant chant des bouteilles
Voix enneigées
L'amour qui sommeille s'avance à pas figés.
Piano : P. Gauthier. Trompette, Evi : X. Descarpentries.
Bass : Ph. Brunelli. Voix, percs : Scalpel

rebrousse poil


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Et puis un jour quand le soleil sera trop froid

J'irais voir sous la mer les courants chauds

J'y tremperai la tête et les mains peut-être

Si trop petite pour moi, alors le monde me poussera

S'il le fait pas, j'irais voir meilleur

L'ailleurs manquerait d'allure, je ricocherais sur la musique

En rythme goutte à goutte du temps qui passe.


Voix : Scalpel. Guitare : J.-F. Kellner.

baille baille


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Le ciel coule des jours pluvieux
Et de temps en temps
Il s’arrête et s’étire
Bâille ; Bâille ; Bâille ...
Puis se retourne contre nous,
Les larmes aux joues.
Rouges eau tiède
Poissons multi-colères bouillonnent, s’évaporent.

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L’ours à gant savonneux
Dilue mon lait dans le nectar
Archirecturd'azur, architecturd’azur
Demain très tard
Je flotte un bon cigare
Grille un têtard
Essuie des vitres à l’alcool.

Voix : Scalpel. Guitare : J.-F. Kellner.

les initiales


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Le le le soleil s'est éteint
L'ampoule a dû griller
La nuit m'a surpris
Accroché en haut d’ce cerisier
Mais qu'est-ce qu’il m'a pris
De m'endormir en haut perché
Si haut si haut si haut si haut si haut si haut si haut…

De ton mouchoir j'ai fait un nœud laissant passer les initiales

Le vent me balance
La planète est ronde
Le sol est un océan sombre
En bas l'échelle a dû tomber
En bas l'échelle a dû tomber, en bas l'échelle a dû tomber…

De ton mouchoir j'ai fait un nœud
Laissant passer les initiales

Seul alphabet d'un pendu court
Dans sa mémoire qui se confond
Le trouvait-il un peu trop long
Il n'a pas pu, Il n'a pas pu, pu, Il n'a pas pu chanter ton nom

De ton mouchoir j'ai fait un nœud
Laissant passer les initiales
Le vent me balance
En silence.


Guitare solo : Pascal Taffara.
Bass : Ph.Brunelli.
Voix, Percs : Scalpel.
Flûte : Ch. Gauthier
Guitare : J.-F. Kellner.

mousse


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Hello lo lo lo lo
En douce comme les mousses
Hello lo lo lo lo
Les reins à l’abordage
Hello lo lo lo lo
D’la gnôle et de l’écume
Hello lo lo lo lo
En douce moi je les trousse.

En douce comme l’aiment les mousses
Délasser, les reins à l’abordage
J’ai la frousse de sentir le coutelas qui trousse.
Tes seins si menus mais la rage vitupérante
L’écume est un ballet qui rixe à l’Atalante.
En douce, foi de mousse, moi je les trousse

Si louvoie la houle quand se livrent tes lèvres
Quand le bastingage grince quand mon cœur en pince
L’écume pulse, pouffe en plisse quand mon amer tanker pollue la menthe.

Dure gnôle et que la côte existe
Qu’il est à nos fins profond l’abîme qui nous pousse
Mort, l’est le dernier sur la liste qu’à nos regards sans fond le corps que l’on repousse.

En douce comme l’aiment les mousses
Délaissé, la fin du bord de l’âge
J’ai la frousse, J’ai la frousse

Sur la plage enneigée de nos souvenirs gelés
S’enlise verte promise ma douce enfin conquise.
Si j’ai l’air las, si j’erre là bas, si j’erre las, là
En douce, je les trousse.
En douce moi je les trousse


Banjo : Lucien Servain. Choeurs : Valentine, Ph. Brunelli.
Voix, Percs : Scalpel. Guitare : J.-F. Kellner.

rendez-vous


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C'est un matin qui gronde l'orage
C'est un matin en nage
Tout décoiffé, l'pardessus rouillé
J'avance parmi les rues mouillées
Si dans ce bar du coin là-bas
Ton sourire était là
Même allumé, les yeux torchés
J'irais pas me coucher.

Mais par qui le mal arrive
Quand tant autour de nous sent la dérive
Plus rien ni personne à l'heure, c'est à rendre fou
Á nos rendez-vous, même vous.

L'odeur du shit et du whisky
Me fait mal à la tête
Il faudra bien dire à ceux qui
Me saoulent, j'arrête.
Voilà, c'est toi et moi en croix
J'entends même plus ce que je vois
Mais, tends les bras et puis t'enlace
Sur rien, c'est dégueulasse
C’est un matin qui gronde l’orage.


Piano : Patrick Gauthier.
Trompette : Xavier Descarpentries.
Voix : Scalpel.

clos d'etre


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Je suis un clodo
Plein d’fric, grosso rondo
J’ai des mots gros
Et des tics salauds
J’aime les fayots, mais pas les flics, gros lard.
Une soirée d’étincelles
Des nuches au déboire d’untel
Je pète, je rote
et danse le rock.
Malgré tout
Un mec fou
Infâme
Pour dames.
Suis peinard.

Bass : Ph.Brunelli.
Voix, Percs : Scalpel.
Guitare : J.-F. Kellner
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ahlala


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Á la mimolette
je perds la tête
Á la mitraillette
j’me sauve et pète
Á la mirifique
j’ai l’coup d’trique
Á l’amicale
je cale.


Sax : Christophe Gauthier. Bass : Ph. Brunelli.
Voix : Scalpel.
Guitare : J.-F. Kellner

a cote d'un monde


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Une femme passe
Un homme l’enlace
La terre s’étire, c’est le printemps
Une femme meurt, un homme l’enterre
Et la terre noire c’est dégueulasse
Qui rime à qui, à qui ne plaise
Qui fait à qui pour qu’il nous laisse
Un monde attire, un oiseau chante
Les bourgeons pètent, la vie s’irrite.
Ton air d’ailleurs, tes seins sincères
Tes dents Alpines, tes yeux brouillés
Ton foin d’alpage, comment va-t-il ?
Que je ne connais plus.
Une femme passe
Un homme trépasse
Et le ciel vend la couleur bleue
Mais qui louvoie pour ne point pondre
L’être en silence a pas d’chance.


Banjo : Lucien Servain.
Voix : Scalpel.
Guitare : J.F. Kellner.

et du reste


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Et du reste
Posé à quatre coins du tiens
Néandertal, la fesse en bride
J’appréhende une brèche zinc
Un détour sec, sans maintien

Et du reste
Oui ma fleur, ma fleur
Seul mot bocal à la livrée du bruit
Ton père, être de fringale respire à l’arène
Rien de banal, du cœur, du cœur

Et du reste
Mon chérie, à la vie et à ma tienne
Que l’amour entre en trêve
Á la liqueur de mes heures
Que ton sourire vienne.

Inconnue
Ma fileuse d’âmes frelatées
Hume à l’hymne à l’homme alarmé,
décharné des nues.
Et du reste et du reste et du reste et du reste et du reste
Inconnue, mon chérie ma fleur
Posé à quatre coins du tiens.

Accordéon : Ph. Servain.
Bass : Ph. Brunelli.
Voix : Scalpel.
Guitare : J.-F. kellner.

borneo


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Ni carte ni route ni sentier
Malaysia
Traversé par l’Equateur
Pontiamak, Samarinda, Banjermassin et bien plus haut, Brunei
Ni route ni sentier
Les fleuves kapuas, Putissiban respirent tant bien que mal.
Le courant parfois est terrible quand vous le traversez à gué
Sangsues énormes, serpents, moustiques
Chaleurs gluantes, les jambes fouettées par les limons.
Combien sont-ils dans les mangroves le corps plié sous les palétuviers.
Jungle compacte de rochers, incessants cris des oiseaux d’eaux.
Bandés en arcs par les lianes, bambous géants, grincent des dents.
Homme au front plat, femme en biseaux, pluies diluviennes
Ni carte, ni sentier
Cascades, chutes incessantes, paludisme, leptospirose
Vermines animées sous nos peaux soulevées
Je ne parle pas Dayak ni dialecte en ce monde
Et me voilà trempé doucement déchiqueté
Au pied du Mératu, qu’entraperçoivent Java, Sumatra et Flores
Suis-je un Orang-outan ?
Ni carte ni route ni sentier
Traversé par l’Equateur mon cœur est à Bornéo.

trop loin

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podcast
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Les gens font grise mine
Il fait si froid
On entend que les enfants colorier le vent
Les hommes sont voûtés
Les femmes ensorcelées
Entraînés par le passé, déboussolés

Trop loin pour se parler
On est trop loin sans aucun mot
L'univers a changé de sens, la terre malmenée
On est trop loin de nos passions
Beaucoup trop loin sans regarder
Le ciel blessé à mort du sang versé
Bombes de l'air, tombes de terre
Trop loin pour s'aimer
On est trop loin pour se serrer
Trop loin pour écouter trembler le monde,
bâillonné
On est trop loin sans aucun mot
Touchez l'horizon sans frontières
L'endroit, l'envers sont en enfer
Si seulement la guerre, évidemment…

Trop loin pour se toucher
On est trop loin pour s'embrasser
Aveuglé d'indifférence, de négligence
L'Afrique brûle infestée de dictateurs
Disparitions, enlèvements
La forêt désintégrée
Faut pas s'habituer
Trop loin des sentiments
Beaucoup trop loin sans aucun mot.

Les gens font grise mine
Il fait si froid
Entraînés par le passé, déboussolés
Beaucoup trop loin sans aucun mot.
Bass : Ph.Brunelli. Guitare : J.-F. Kellner Voix : Scalpel.

mange

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Je vous téléphone donc, mon très cher éperdu
et si mon ton vous blesse, je suis près de la rue
Sachez que l’on ignore les bateaux loin des quais
mais que dans nos veines gronde un tumulte épais.

Ils ont tué l’éléphant, pour le manger
Ce pachyderme gris, si rose dans ma vie
était-ce un dessein d’être en notre intestin
Quand le malheur nous frappe, le fait-il de la main

Chère amie, que sommes-nous devenus
quand nos voilages à l’air sont convenus
Ami que veut-on dire quand on se sacrifie
Ami que veut-on dire quand on se sacrifie

Ils ont tué l’éléphant, de mémoire d’homme
Une crème irréelle qui frolatai mon sein
Quand le malheur nous frappe, le fait-il de la main
Quand le malheur nous frappe, fait-il le malin

Voilà je vous appelle, à votre répondeur
à mon chagrin si lourd, ma voix n’est qu’une note
Dieu veut-il avoir du cœur, Dieu veut-il avoir du cœur…
Ou bien veut-il seulement n’être qu’un pote ?

Ils ont tué l’élégant qui ne trompait personne
Bestialement de raisons, de raisons avisées
était-ce un dessein d’être en notre intestin
Quand le malheur nous frappe, le fait-il de la main

Puis je termine sur les genoux
Remué du choux après coup
Serez-vous près de moi, cela vous tente ?
Serez-vous près de moi, près du jardin des plantes.
Ils ont tué l’éléphant de peur du noir, alors
Allons, allons, allons, j’ai perdu la raison
Quand le malheur nous frappe, le fait-il de la main
Quand le malheur nous frappe, le fait-il, crétin

Je raccroche, amour de mon cru. Amour de mon cru, je raccroche, je raccroche.


voix - Valentine & Scalpel / guitar - JF Kellner

de vous dire


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Sur ma vie
Sur mes illusions
Sur la lamentable évidence
Sur un endroit creux de mon existence
Sur l’immense incertitude d’un regret qui recule
J’ai le devoir de vous dire que je ne sais pas

Sur les rêves
Sur nos mêmes rires parfois
Sur nos cheveux emmêlés
Sur les routes que l’on prenait à deux
Sur nos questions du futur
J’ai le devoir de vous dire que l’on oublie tout

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Sur le tout premier jour
J’aimais bien les lendemains
Où je courais où je courais le jour où vous n’étiez plus là, plus là Hohohoho.
J’étais ivre de penser rien qu’à vous, livrer quoi de ivre ivre de vous
Maintenant entre les mains d’un autre
Pour qui bat le pavé de nos pas à pas martelé
Toi, pleurante entre mes bras, perdue
Je me fous de tout et me souviens de tout sur vous, mais…
Et plus rien du tout, qu’un mot de toi sans foi ni loi Haha haha

Sur ma vie
Sur mes illusions
Sur la lamentable évidence
Sur un endroit creux de mon existence
Sur l’immense incertitude d’un regret qui recule
J’ai le devoir de vous dire que je ne suis plus l’autre.




Bass : Philippe Brunelli.
Accordéon : Philippe Servain.
Voix, Percs : Scalpel. Guitare,
Kalimba : Jean-François Kellner

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